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Témoignage. Patrice Biwongo : “Trois séances d'ADIOS m'ont libéré de trente ans d'alcoolisme”

Quatre ans plus tard, je n'ai pas retouché une goutte d'alcool, sans ressentir ni l'envie ni le moindre effet secondaire.

"Il n'est jamais trop tard." Telle pourrait être la devise de Patrice Biwongo. A l'âge de 51 ans, cet informaticien a décidé de dire stop à l'alcool avec la méthode ADIOS (Activation de l'inconscient orientée solution). Depuis quatre ans, il n'a pas retouché un verre.

"Métisse de 55 ans, je suis né en France mais j'ai vécu mon enfance et mon adolescence au Cameroun. Ma mère est morte quand j'avais 13 ans. Le jour de ses obsèques, des femmes du village m'ont fait boire de l'alcool fort, qui m'a fait l'effet d'un pansement. Deux ans plus tard, ma sœur est également décédée. Je me suis alors mis à boire de plus en plus, sans que cela ne m'empêche de suivre des études.

Je suis rentré en France à l'âge de 22 ans. Je buvais de la bière du réveil au coucher, l'alcool était une soupape. Au travail, personne ne s'en doutait car je suis plutôt résistant. Je me suis marié et j'ai eu deux enfants, mais à 35 ans j'ai divorcé. Après ma séparation, lorsqu'une femme commençait à se plaindre de ma consommation d'alcool, je lui montrais immédiatement la porte. Ma devise c'était "je boirai toujours, je ne faillirai jamais" !

C'est de mon travail qu'est venu le déclic, il y a cinq ans. J'étais en CDD dans une banque et comme je commençais à faire des crises de goutte (forme particulière d'arthrite provoquant de vives douleurs récurrentes à une ou plusieurs articulations, notamment à la base du gros orteil, ndlr), je suis passé au vin.

Le midi, je déjeunais à l'extérieur pour boire en cachette. Un jour, lors d'une réunion, un responsable a trouvé que « ça sentait le vin ». J'ai compris qu'il fallait que je me soigne...

"En fin de première séance, je me suis "testé" dans un bar..."

En rentrant, j'ai demandé à ma compagne si elle ne connaissait pas une méthode pour m'aider à diminuer ma consommation. Je ne voulais pas arrêter complètement. Deux jours plus tard, elle m'a tendu les coordonnées de la fondatrice de la méthode ADIOS (lire l'encadré).

Trois séances ont suffi pour me débarrasser de mon problème d'addiction.

Durant la première, j'ai raconté comment j'étais tombé dans l'alcool, pourquoi je continuais de boire, mon lien avec la boisson, etc. Le reste est plus vague car ADIOS repose notamment sur l'hypnose. Je me souviens que Sarah Nacass m'a notamment invité à me tapoter à différents endroits du corps en répétant certaines phrases. Elle a aussi beaucoup parlé à mon inconscient - de mémoire, les trois mots « couper avec l'alcool » revenaient souvent - et lui a proposé de « compenser la souffrance ». Et mon inconscient a finalement opté pour les bonbons ! Pendant un an, j'ai été accro aux sucreries, mais désormais c'est terminé.

Après ma première séance, j'ai eu besoin de me tester. Je suis entré dans un bar, résolu à commander un verre de vin. Sans que je ne me l'explique, j'ai demandé un café au dernier moment. Peu de temps après, on a fêté mon anniversaire. J'étais prêt à m'autoriser une coupe de champagne, mais j'ai préféré un verre de jus d'orange.

Lors de la deuxième séance, on est allé un peu plus loin. Elle m'a lancé : "maintenant on coupe définitivement". En sortant, je voulais me tester à nouveau, mais je n'ai même pas eu envie d'entrer dans le café.

C'est moi qui ai réclamé la troisième séance. Je devais partir au Cameroun, terre de naissance de mon alcoolisme, et j'avais très peur de replonger.

Quatre ans plus tard, je n'ai pas retouché une goutte d'alcool, sans ressentir ni l'envie ni le moindre effet secondaire, pas même la tremblote. Mais je fais en sorte de ne pas tenter le diable. J'évite par exemple les pâtisseries type baba au rhum ! Ma vie a vraiment démarré après 50 ans, grâce à la méthode ADIOS. Mon CDD s'est transformé en CDI et j'ai été promu à un poste à responsabilité. Mes rapports avec mes enfants se sont considérablement améliorés. Je me suis marié en octobre et je pars en avril avec mon épouse au Cameroun enraciner notre union. Nous avons des projets là-bas pour notre retraite. Nous sortons beaucoup plus souvent et lorsque je prends la voiture, ma femme dort sur ses deux oreilles. La liberté, ça n'a pas de prix.

A la recherche de l'émotion déclencheuse

La méthode ADIOS, créée par Sarah Nacass afin de « travailler sur l'origine de la dépendance », repose sur une dizaine de techniques éprouvées dont l'hypnose ericksonienne, la cohérence cardiaque, l'EFT ou encore l'EGO States Therapy. Cette combinaison permet de traiter plusieurs facettes de l'addiction et notamment de revenir à l'origine émotionnelle du problème pour couper l'attachement à la substance addictive. Certaines séances peuvent être effectuées à distance, via Skype notamment. Infos : adios-addictions.com

1 commentaireCommenter

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    1 commentaire(s)
    Sans Pseudo, vous apparaitrez en Anonyme
     

    Bonjour, Pourriez vous proposer une solution pour arrêter l'addition de mon mari aux écrans ? Il en devient malade et il est évité par tous nos proches à part, heureusement, par ses enfants.

    Picassodouchi - Le 07/05 à 07:10Signaler un abus