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Connaissez-vous la philosophie de santé globale de l'abbé Sebastian Kneipp ?

L'eau froide avant tout, mais aussi les plantes, l'activité physique, l'alimentation et l'équilibre, voici les 5 piliers kneippiens.

Au milieu du XIXe siècle, le prêtre bavarois a "révolutionné" la médecine naturelle en développant une méthode basée avant tout sur les bienfaits des affusions. Devenant ainsi "le Docteur de l'eau".

Buste massif, petits yeux bienveillants enfouis sous deux haies de sourcils, belle chevelure blanche tenue en respect par une calotte ou une barrette : sur les rares clichés d'époque, l'abbé bavarois en impose. Et dégage une sorte de douce assurance. Les effets, peut-être, du miracle qui le tint en vie, alors même que la tuberculose qu'il contracta à l'âge de 26 ans, en 1847, avait été jugée incurable.

Condamné par les médecins, le jeune Sebastian décide de se sauver lui-même, inspiré par la publication d'un certain docteur Johann Siegmund Hahn, "De la force et des effets de l'eau fraîche sur le corps humain".

Voisin du Danube, il plonge en plein hiver dans ses eaux à 5°C et enchaîne avec de courts sprints sur ses rives, deux fois par semaine. Un programme tonique qui fait mentir le diagnostic fatal : Kneipp sort peu à peu la tête de l'eau et parvient à soigner sa tuberculose.

Il se convainc alors que "l'eau est la thérapie la plus simple, la plus économique et, utilisée à bon escient, la plus sûre". Et décide de faire profiter gratuitement la population de son village des bienfaits de l'hydrothérapie. Il guérit ainsi une femme malade du choléra.

Ses succès commencent à déplaire à la communauté médicale ainsi qu'à l'église allemande : elles voient d'un mauvais œil ce prêtre frondeur, adepte de douche écossaise, qu'elles accusent de charlatanisme.

Il est prié de se faire oublier dans le monastère dominicain de Bad Wörishofen, en Bavière. Mais sur place, ses affusions d'eau froide guérissent un troupeau complet de bovins victimes de la fièvre aphteuse !

"La nature est la meilleure des pharmacies"

À partir de 1855, "le docteur de l'eau" commence à mettre au point sa philosophie de santé globale, mêlant plusieurs méthodes thérapeutiques et associant le corps et l'esprit. Une approche holistique qui séduit des centaines de patients.

Tous défilent auprès de "Saint Sebastian", qui délivre sa bonne parole dans deux ouvrages marquants : "Ma cure d'eau" (1886), dans lequel il explique notamment le principe et les vertus des affusions et "Il faut vivre" (1889), où il détaille les cinq piliers de sa philosophie.

En 1891, pour diffuser ses préceptes, il cède à son vieil ami Leonhard Oberhäußer le droit de développer et fabriquer des produits pharmaceutiques et cosmétiques sous son nom. La marque Kneipp est née.

Reconnu sur le tard par le Vatican, il est nommé camérier par le pape Léon XIII. En 1894, trois ans avant sa mort, l'abbé publie "Mon testament" qui compile les résultats de toutes ses recherches. Ou comment expliquer au plus grand nombre que la nature est "la meilleure des pharmacies", n'en déplaise aux apothicaires.

Retrouvez les 5 piliers de la méthode de Sebastian Kneipp dans la Revue mensuelle du Club Solutions Santé Nature

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