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Temps de travail : levez le pied, sinon l'AVC va menacer !

Un temps de travail de 10 heures minimum par jour pendant au moins 50 jours par an est associé à un risque de survenue d'AVC 29 % plus important.

Selon des chercheurs français, avoir des horaires de travail élastiques pendant plus de cinquante jours par an pourrait présenter un risque de maladies cardiovasculaires ou d'accidents vasculaires cérébraux.

Consacrer trop de temps à ses activités professionnelles ne semble pas recommandé si l'on souhaite vivre longtemps en bonne santé.

Une équipe de l'hôpital Raymond-Poincaré AP-HP, de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, de l'Université Paris-Saclay et de l'Inserm, en collaboration avec des chercheurs américains, européens et japonais, s'est intéressée à l'association entre temps de travail et risque d'AVC. Leur conclusion a fait l'objet d'un article publié dans la revue américaine Stroke le 20 juin 2019*.

En analysant les données des participants à la cohorte Constances (étude épidémiologique "généraliste" réalisée sur plusieurs années, constituée d'un échantillon représentatif de 200 000 adultes âgés de 18 à 69 ans à l'inclusion, consultants des Centres d'examens de santé (CES) de la Sécurité sociale), les scientifiques ont ainsi observé qu'un temps de travail prolongé (dix heures minimum par jour) pendant au moins cinquante jours par an était associé à un risque de survenue d'AVC 29 % plus important dans cette population que dans celle travaillant moins.

Pire, le risque paraît doublé chez les personnes exposées à un temps de travail prolongé pendant plus de dix ans. Autant dire qu'il est temps, pour certains, d'apprendre à lever le pied.

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