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L'aliment médicament universel : Ne dites plus “aïe !” , mais “ail” !

Riche en allicine, l'ail est un allié contre bien des maux.

Chère lectrice, cher lecteur, l'ail, sans qui la cuisine du Sud ne serait pas ce qu'elle est, présente une particularité rare, elle admet deux formes plurielles : ails et aulx. Mais c'est loin d'être la plus intéressante ! Car, en vérité, cette plante herbacée, bulbeuse et vivace, en offre de très nombreuses, et des plus précieuses pour nous autres, pauvres humains. 

Commençons par celle dont tout le monde se passerait volontiers, et qui est de nous affliger d'une haleine de hyène dès lors que nous en croquons la moindre gousse ! Surtout si on n'a pas pris la précaution d'ôter le petit germe vert tendre qu'elle renferme. C'est donc le moment de vous donner un premier « truc », qui vous sera précieux si vous ne voulez pas vous passer de manger de l'ail... ni empester vos proches dès que vous ouvrez la bouche !

Pour éviter la mauvaise haleine causée par l'ail (frais notamment), mâchez des graines d'anis ou de cardamome, ou encore un simple grain de café. Vous pouvez aussi mastiquer un brin de persil ou une branche de céleri.

Voilà donc un premier « point noir » de réglé. Mais avant de vous dévoiler les innombrables bienfaits de l'ail, il convient de faire les présentations.

S'il existe, de par le monde, plus de 700 souches d'ail, la plus commune est celle que vous retrouvez régulièrement dans votre assiette : Allium sativum, de son nom savant. Et ce qui nous intéresse au premier chef (c'est le cas de le dire !) dans cette plante mesurant de 30 à 60 centimètres, c'est sa partie souterraine, à savoir le bulbe qui contient les précieuses gousses. C'est elle qui, après cueillette, va prendre le chemin de votre garde-manger... et de votre armoire à pharmacie. Il n'empêche que, culinairement parlant, on peut rencontrer l'ail sous diverses formes, dont voici le tiercé gagnant :

* L'ail blanc : Avec ses gousses blanches, renflées et brillantes, c'est celui que l'on utilise le plus fréquemment, que ce soit dans les marinades ou pour aromatiser viandes, pommes de terre, pâtes, etc. Il est à conserver dans un endroit frais (15°, pas plus), si possible sombre et sec.

* L'ail rose de Lautrec : C'est l'aristo des ails (ou des aulx...), le plus fin, le plus digeste... et le plus « titré », puisqu'il présente dans ses armoiries un Label rouge et une IGP (Indication géographique protégée). Il fera merveille avec les poissons et les viandes au four, si vous le laissez « en chemise », c'est-à-dire cuit avec sa première peau, que l'on appelle justement la tunique.

* L'ail nouveau : On l'appelle aussi « ail frais ». Il a les mêmes qualités et goût que l'ail blanc, mais en moins fort, en plus délicat. En revanche, il se conserve moins longtemps : pas plus de quelques jours au frigo, épluché et dans une boîte hermétique.

Bref, l'ail, il y en a pour tous les goûts et on peut presque le mettre... à toutes les sauces. Ce n'est pas une raison pour en abuser. Car, dans son cas comme dans beaucoup d'autres, le mieux peut devenir l'ennemi du bien. En un mot comme en cent, l'ail aussi à ses contre-indications et exige quelques précautions.

"Ail", parfois, ça fait mal...

Tout d'abord, il est important de savoir que, consommé en trop grandes quantités, l'ail peut provoquer des brûlures de l'estomac. C'est un risque que vous éviterez facilement en vous limitant à une gousse par jour, deux au grand maximum...

... à condition de ne pas faire partie des personnes allergiques à l'ail ! Si ce devait être le cas, il vous faudrait d'abord bannir l'ail cru de votre alimentation. En second lieu, si apparaissaient éruption cutanée, fièvre ou maux de tête, vous devriez cesser totalement et immédiatement d'en consommer.

L'ail est également susceptible d'avoir des effets secondaires, en particulier chez les femmes enceintes (il peut modifier le goût de leur lait) et chez les personnes diabétiques : une consommation régulière, et élevée, d'ail pourrait avoir une influence sur le taux de glucose sanguin.

Pour en finir avec ce chapitre « négatif », il convient aussi de préciser que l'ail peut avoir des interactions peu souhaitables avec certains médicaments. Notamment avec 2 catégories d'entre eux :

- Les anticoagulants : La consommation d'ail frais, là encore si elle est importante et régulière, pourrait « booster » les effets du médicament et, donc, accroître les risques de saignements.

- Les hypoglycémiants : Là encore, une consommation de grandes quantités d'ail frais pourrait surmultiplier l'effet de ces médicaments, le rendant ainsi excessif.

Vous vous mettrez à l'abri de ces quelques inconvénients en vous limitant à 4 g d'ail par jour (soit une gousse) si vous prenez ces types de médicaments. Et, d'une manière plus générale, en ne dépassant pas les 8 g de consommation quotidienne.

Mais nous avons assez dit de mal de ce pauvre ail ! Il est temps d'en dire tout le bien qu'il faut en penser. Car cette petite gousse possède des vertus santé absolument irremplaçables...

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