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Aspirine : stop ou encore ?

320 millions de cachets d'aspirine sont consommés chaque année en France !

Chère lectrice, cher lecteur, la scène se déroule au sein du tribunal médical, où s'est réunie la "Haute Cour de Santé publique". C'est le procès d'une immense vedette, qui s'ouvre maintenant...

Le président attend que les bruits de la salle s'apaisent, puis il prend la parole :

- Accusé, veuillez vous lever, je vous prie. Et décliner pour la cour votre identité.

- Monsieur le président, je m'appelle acide acétylsalicylique. Comme ce nom est un peu compliqué, j'utilise un pseudonyme...

- Lequel ?

- Monsieur le président, on me connaît et on m'utilise dans le monde entier sous le nom d'aspirine.(Murmures divers dans la salle d'audience, pleine à craquer)

- Un peu de silence, je vous prie ! Avant de donner la parole à l'avocat de la défense, puis au procureur de la Santé, je vais demander à Monsieur le greffier de bien vouloir nous dresser un rapide portrait de l'accusé.

Le greffier se lève, se racle la gorge et, après un dernier coup d'œil rapide à ses notes, se lance :

« Il convient de reconnaître d'emblée le fantastique succès de l'accusé : avec 40 000 tonnes par an, soit environ 80 milliards de comprimés, il est de loin le médicament le plus produit dans le monde. Rien qu'en France, il s'en consomme chaque année plus de 320 millions d'unités ! Mais qui est-il vraiment, et d'où vient-il ?

Notons tout d'abord qu'il tire son vrai nom du mot latin salix, qui désigne le saule. Pourquoi ? Parce que c'est dans l'écorce de cet arbre que, pour la première fois, l'acide salicylique a pu être isolé, en 1825 précisément, par un pharmacien de la région de Vérone, Francesco Fontana. Il le nomma salicine.

Quatre ans plus tard, Pierre-Joseph Leroux, un autre pharmacien, français celui-là, réussit à réduire une décoction d'écorce de saule en poudre puis à obtenir des cristaux solubles dans l'eau, qu'il appelle salicine.

Mais ce n'est qu'en 1853 que Charles-Frédéric Gerhardt, un chimiste alsacien, obtient de l'acide acétylsalicylique impur, mais mourut avant de pouvoir poursuivre ses recherches.

Enfin, en 1897, sa version pure est obtenue par Félix Hoffmann, un chimiste allemand.

Notre accusé d'aujourd'hui voyait alors officiellement le jour, sous le nom « aspirin » (en version originale), dont la firme Bayer déposera le brevet en 1899 puis la marque (elle en conservera le monopole jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale), avant d'entreprendre sa fabrication industrielle.

Il allait connaître très vite un foudroyant succès, en raison de ses propriétés antalgiques (contre la douleur), antipyrétiques (contre la fièvre) et anti-inflammatoires.

Le président interrompt son greffier d'un signe de la main et se tourne vers l'homme en robe noire, assis devant l'accusé :

- Je pense qu'à ce stade, il est temps de céder la parole à Monsieur l'avocat de la défense. Maître, c'est à vous.

L'avocat se lève dans une envolée de manches et se lance dans sa plaidoirie, d'une voix basse et profonde...

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