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Certains antibiotiques pourraient provoquer des calculs rénaux

Les douleurs provoquées par les calculs rénaux sont proches de celles ressenties lors d'un accouchement.

Si, en France, 10 % de la population souffre ou souffrira un jour de calculs rénaux, leur formation n'avait jamais, jusqu'à présent, été reliée à la prise d'antibiotiques. Une étude parue le 10 mai 2018 dans The Journal of the American Society of Nephrology met pourtant en cause cinq types de ces bactéricides. Les femmes et les enfants seraient de plus en plus touchés...

Même si vous n'en avez jamais été victime, vous savez de réputation que les calculs rénaux en provoquant des coliques néphrétiques, sont source de douleurs intenses.

En cause, des substances solubles qui, normalement, devraient être éliminées par l'urine et qui passent à travers les mailles du filet pour former de petits cristaux. Insolubles dans les voies urinaires, ils grandissent et finissent par constituer des sortes de cailloux composés dans 70 à 80 % des cas, de calcium et d'oxalate.

Ce "météorite interne" serait indolore et asymptomatique s'il ne migrait pas dans les voies urinaires en finissant par les bloquer. D'où des vagues de souffrance parfois extrême.

Les causes peuvent être multiples (mauvaise alimentation, hérédité...), mais l'étude menée sur 13 millions de patients (!), enfants comme adultes, par les chercheurs du Children's Hospital of Philadelphia (États-Unis) a mis en lumière le lien entre la lithiase urinaire (une maladie favorisant les calculs rénaux) et 5 familles d'antibiotiques de type sulfamide, céphalosporine, fluoroquinolones, nitrofurantoïne et des pénicillines à large spectre (ces dernières arrivent en deuxième position avec un facteur de risque de 27 %). Mais le haut du podium est tenu par les sulfamides qui multiplieraient les risques par deux, surtout chez les enfants.

Les ados de plus en plus concernés

Il y a encore quelques années, la proportion des patients atteints de calculs était de 2,7 hommes pour une femme. Elle est passée à 1,6 homme pour une femme. Quant aux adolescents, leur facteur de risque a considérablement augmenté. Si on en ignore encore la raison exacte, on soupçonne fortement la prise d'antibiotiques oraux à fortes doses prescrits aux plus jeunes.

Les scientifiques en sont aux constatations. Alors, en attendant des réponses plus précises par rapport à ce phénomène, la prévention reste le meilleur remède...

Comment prévenir les calculs rénaux ?

La "pierre dans les reins" serait une des affections les plus souvent traitées aux urgences. Et pour cause, les crises provoquent des douleurs comparables à celles de l'accouchement. Autant dire qu'il vaut mieux s'en passer !

Pour cela, il faut impérativement :

- Boire beaucoup d'eau. Il est capital de bien nettoyer ses reins en s'hydratant tout au long de la journée. Éviter les eaux gazeuses trop acidifiantes qui, de plus, augmentent le risque de calculs rénaux.

- Dévaliser les primeurs ! Les fruits et les légumes sont excellents pour prévenir les crises de coliques néphrétiques. Ils ont le pouvoir, à condition d'être consommés en quantité (de 5 à 7 fruits et légumes par jour), de désintégrer les calculs ou, du moins, d'en prévenir la formation. Le jus d'orange serait particulièrement efficace (grâce au citrate de potassium) comme remède préventif.

- Faire des cures régulières de magnésium. Ce minéral a la faculté d'augmenter la solubilité du calcium dans l'urine.

- Se fier à l'aubier de tilleul. Renommé pour ses vertus détoxifiantes (foie, vésicule biliaire, intestins...), l'aubier est, entre autres, un redoutable dissolvant de l'acide urique. D'où son action bénéfique sur l'appareil urinaire. Il se prend sous forme de tisane ou en ampoules.

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