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Fibromyalgie : apprenez à vivre avec la maladie secrète dont on ne guérit pas

Perverse, la fibromyalgie a l'art de se faufiler entre les mailles du diagnostic.

Chère lectrice, cher lecteur, le cauchemar débute dès que vous ouvrez les yeux, après une nuit souvent ponctuée d'insomnie. Le cou raide, les épaules endolories, le bas du dos coincé vous clouent au lit. L'heure du réveil a sonné et pourtant vous ressentez déjà une fatigue extrême.

Maux de ventre, diarrhées ou constipation viennent compléter le tableau. Et dire que marcher jusqu'aux toilettes vous demandera un tel effort que vous retardez le moment d'y aller...

Tout se passe comme si, soudain, vous étiez tombé dans une embuscade ! Vous ne savez pas d'où viennent ces troubles et ses douleurs qui vous pilonnent dès le matin et reprennent le soir, au retour du travail, quand vous avez eu la force d'y aller. Votre propre corps est devenu votre ennemi.

Mais que se passe-t-il ?

Sans le savoir encore, vous êtes sans doute victime d'une maladie encore mystérieuse et insidieuse, car elle se dissimule derrière des maux si disparates que généralistes comme spécialistes peuvent mettre jusqu'à cinq ou six ans avant de l'identifier !

Ce burn-out psycho-musculaire, que l'on peut soigner mais dont on ne guérit pas, a un nom : la fibromyalgie.

Aujourd'hui, en France, nous sommes 2 à 3 millions (soit près de 3 % de la population !) à endurer, nuit après nuit, jour après jour, des tourments liés à la fibromyalgie.

Et que dire du moral ? Qu'il est en mauvais état. Un état que l'on peut même qualifier d'irritable voire de dépressif. « Tous ces symptômes, témoigne une malade, sont présents tous les jours, mais varient en intensité. Notre humeur s'en ressent... »

Un mal insaisissable, qui s'en prend surtout aux femmes

La fibromyalgie attaque sur plusieurs fronts à la fois. Vous vous sentez patraque, vous ne savez pas trop ce qui cloche, mais rien ne va plus, ni dans la tête ni dans le corps. Du coup, vous ne comprenez pas ce qui vous arrive.Et votre médecin non plus !

Cette pathologie touche à 80 % les femmes, âgées en moyenne de 30 à 50 ans. Cette prédominance pourrait s'expliquer par des déséquilibres d'origine hormonale dans les neurotransmetteurs du cerveau, notamment la sérotonine.

On comprend mieux pourquoi des chocs émotionnels comme un chagrin d'amour, un deuil ou un licenciement peuvent être des déclencheurs de l'état fibromyalgique.

Considérée alors comme une maladie psychiatrique (la médecine traque en vain cette affection depuis le XVIIIe siècle), elle a longtemps valu aux patientes l'étiquette d'hystériques collée par le corps médical... principalement masculin. « C'est dans la tête tout ça, ma brave dame », ânonnaient en chœur les Diafoirus.

Pourtant, la fibromyalgie est loin d'être « une maladie de bonne femme hypocondriaque ».

Il a fallu attendre 1987 pour que l'American Medical Association baptise ces troubles de « fibromyalgia ».

En 1992, c'est au tour de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de reconnaître enfin la fibromyalgie comme une maladie rhumatismale (1). C'est un pas décisif, mais incomplet, l'affaire étant bien plus complexe...

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(1) Reconnaissance de la fibromyalgie - Sénat : http ://www.senat.fr > qSEQ120701210

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