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Spiruline : tout savoir pour profiter sans danger de l'algue vedette

Très riche en protéines et antioxydants (entre autres), la spiruline est considérée comme un super booster de notre organisme.

Chère lectrice, cher lecteur, ce complément alimentaire est devenu un tel best-seller dans les boutiques diététiques et sur Internet, qu'il est désormais surnommé "l'or bleu". Effet de mode inquiétant ou bien nutriment providentiel ? Le Club Solutions Santé Nature démêle le vrai du faux à propos de ce "produit miracle" montré du doigt par l'Agence nationale de sécurité sanitaire à cause de ses possibles effets secondaires.

Très riche en protéines (60 à 70 %), elle est tout naturellement devenue la coqueluche des régimes végétariens et végans. Mieux pourvue en fer que les célébrissimes épinards de Popeye, la spiruline affiche aussi un fort taux de bêta-carotène, d'antioxydants et de chlorophylle, qui lui donne cette teinte vert bleutée.

Considérée comme un extraordinaire booster de nos organismes, cette algue est devenue une telle star qu'on lui prête quasiment toutes les vertus.

Ce super aliment volerait à notre secours pour terrasser toutes nos maladies, y compris le cancer et le Sida ! De plus, elle serait capable de revitaliser notre peau, nos yeux, nos cheveux, de décupler notre mémoire, de chasser notre stress, de faire fondre nos kilos, etc.

Oh là, tout doux ! La spiruline, à ne pas confondre avec la kryptonite de Superman, n'est ni une potion magique ni l'élixir de longue vie des alchimistes.

Et si ses vertus sont nombreuses et indiscutables, ses pouvoirs "naturels" ne sont pas illimités.

Aussi, assumons-nous la lourde charge de faire le tri afin de vous aider à y voir plus clair dans les eaux saumâtres qui abritent cette "cyanobactérie" aux bienfaits reconnus, mais aussi aux contre-indications susceptibles de vous mettre en danger.

Cette algue n'en est pas vraiment une...

La spiruline, qui s'est immiscée dans les cocktails de certains bars branchés, dans des plats de chefs étoilés et même dans la gamelle des astronautes de la Station spatiale internationale est-elle une algue, c'est-à-dire un végétal aquatique, comme on l'entend en général, ou bien une bactérie, à savoir un micro-organisme unicellulaire ?

Aussi curieux que cela puisse paraître, la spirulina platensis est bien les deux à la fois !

C'est en même temps un plancton végétal et une bactérie, plus précisément, une cyanophycée, unique classe des cyanobactéries.

D'un point de vue scientifique, disons que nous sommes en présence de bactéries coloniales qui forment un organisme photosynthétique filamenteux, capable de transformer l'énergie solaire en énergie chimique. Donc de permettre l'apparition de la vie...

Notre mère à tous ?

Apparu il y a environ 3,5 milliards d'années, cet organisme vivant est peut-être le premier à avoir "foulé" le sol de notre planète durant le Précambrien.

Voilà qui ne nous rajeunit pas...

En absorbant l'hydrogène, grâce à leur pouvoir de photosynthèse, et en rejetant, à la place, de bonnes bouffées d'oxygène, ces bactéries ont permis la formation de notre atmosphère et donc rendu possible l'éclosion de la vie sur Terre.

On doit donc une fière chandelle à cette algue bactérienne, qui a probablement fait partie de l'alimentation humaine dès la Préhistoire.

Dans son nouvel ouvrage, "Le Guide complet de la spiruline" (éditions Thierry Souccar), Brigitte Karleskind rapporte qu'en 1492, Christophe Colomb observe, après avoir débarqué sur les côtes américaines, que les habitants du futur Mexique "consomment des petites galettes", qu'il devine être "constituées d'algues". Dans son journal de bord, le navigateur surnomme cet aliment la "potion magique".

Si la spiruline était appréciée des Aztèques qui la recueillaient dans les nombreux lacs d'Amérique centrale, on la trouvait aussi bien en Inde qu'en Afrique ou en Chine.

Il a fallu attendre les années 1960 pour que les Européens daignent s'y intéresser. Plus exactement les Belges, en la personne du botaniste Jean Joseph Gustave Léonard qui, de retour d'une expédition au Sahara, rapporta dans ses bagages une galette verte séchée achetée sur un marché au Tchad.

Soumise aux analyses d'un laboratoire, cette galette se révéla être à base de spirulina platensis...

Son extrême richesse nutritive a fini par attirer l'attention des scientifiques, des médecins et des nutritionnistes. Depuis les années 1970, l'exploitation de cette algue miracle ne cesse de s'étendre. On trouve des fermes spirulinières en Afrique, en Chine, aux Antilles, aux États-Unis, en Inde, à Madagascar, en Thaïlande et même... en France.

Plus tendre que la viande pour notre corps... et notre planète

Non seulement cette algue spiralée possède des vertus incomparables, mais elle est, de plus, totalement écologique et très économique à cultiver. Cultivée dans des bassins d'eau douce, baignée par la lumière du soleil, qui la sèche gratuitement, la spiruline n'est pas une grande consommatrice d'énergie.

Question surface d'exploitation, elle est imbattable. Il lui faut trente fois moins d'espace que le soja, quarante fois moins que le maïs, et trois-cents fois moins que la viande bovine !

Au cours de la décennie écoulée, cette manne aquatique a envahi tous les rayons diététiques et conquis tous les secteurs thérapeutiques, traditionnels comme alternatifs.

Apprenez à la choisir avec soin !

Pour être sûr de ne pas se tromper en achetant sa spiruline, il est impératif d'en connaître la provenance.

Une spiruline cultivée dans de mauvaises conditions peut s'avérer toxique.

Nous vous conseillons de vous procurer des produits soumis à des normes écologiques et sanitaires clairement définies. Aussi, privilégiez les cultures européennes et, particulièrement, les productions françaises.

Sachez que la mention "bio", n'est pas disponible pour nos producteurs locaux de spiruline. En cause, l'utilisation par les spiruliniers français d'un fertilisant à base d'azote minérale.

Alors, méfiez-vous si l'on vous en propose de la bio, c'est un mensonge légal, car il n'est pas interdit d'indiquer la mention sur un emballage. Si cela n'augmente pas la qualité, ça augmente le prix...

Au final, mieux vaut acheter une spiruline française non labellisée bio, plutôt qu'une spiruline "bio" venue d'un ailleurs incertain. La spiruline chinoise, par exemple, est souvent polluée par des pesticides.

A la place d'une mention "issue de l'aquaculture biologique", vous pouvez tabler sur des labels de confiance comme l'Ecocert, qui vous assure que la ferme spirulinière suit les grands principes de l'agriculture bio comme l'absence d'OGM, d'engrais chimiques, et cela, dans le respect du développement durable et de l'environnement.

Nous vous conseillons d'éviter d'en acheter en pharmacie. Vous n'aurez aucune garantie de son origine et de son mode de production.

Les petits producteurs français ont tous un site en ligne et, c'est là que nous vous invitons à faire votre marché. Parmi eux, nous vous recommandons

Akal Food en Normandie, La spiruline du Val de l'Eyre récoltée dans le bassin d'Arcachon, Orfito venue de Bretagne, Algosud cultivée en Camargue ou La spiruline de la Côte bleue et La spiruline du Domaine Algal, toutes deux à l'accent provençal.

Un booster au service de notre organisme

Comme nous l'écrivions plus haut, la spiruline contient près de 70 % de protéines. Mais elle est aussi excessivement riche en bêta-carotène : avec 12 000 à 25 000 UI pour 5 grammes de poudre, elle bat des records...

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