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Un célèbre décontractant musculaire (enfin) retiré du marché

Contre les douleurs musculaires et lombaires, le décontractyl faisait plus de mal que de bien…

Depuis le 28 juin, le décontractyl est interdit dans les pharmacies françaises. Une décision forte de l'Agence nationale de sécurité du médicament après de nombreux signalements d'effets indésirables graves. Heureusement, les victimes de lombalgie à qui il était souvent recommandé, disposent de nombreuses solutions alternatives aux antalgiques, naturelles et efficaces. Le Club Solutions Santé Nature vous les détaille.

Somnolences, vomissements, nausées, éruptions cutanées voire chocs anaphylactiques et même dépendance pour la version en comprimé ; atteintes cutanées graves pour le baume (1). Voici les effets secondaires du décontractyl, myorelaxant (relaxant musculaire), utilisé dans le traitement d'appoint des contractures musculaires douloureuses et des lombalgies, et vendu par les laboratoires Sanofi-Aventis. Une liste longue et inquiétante qui a finalement décidé l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) à interdire la vente du décontractyl en pharmacie depuis le 28 juin.

Le décontractant vedette, non remboursé par la Sécurité sociale et disponible sans ordonnance, présentait, selon l'ANSM, trop de risques d'effets secondaires bien réels pour des bénéfices douteux. "Des centres de pharmacovigilance nous ont signalé des effets indésirables (hypersensibilité, malaise) ainsi que des cas de dépendance et d'abus, a expliqué au Figaro le Dr Céline Druet, directrice adjointe des médicaments en rhumatologie à l'ANSM. Ces cas inquiétants ont donc déclenché une procédure longue de réévaluation de l'intérêt du décontractyl pour la santé." Jusqu'à décider son retrait du marché.

Bonne nouvelle pour les victimes de lombalgie aiguë voire chronique : ce décontractant dangereux à base de méphénésine (sa molécule active) peut-être avantageusement remplacé. En mars 2019, la Haute autorité de santé rappelait d'ailleurs judicieusement : "aucun médicament antalgique n'a prouvé d'efficacité à moyen terme sur l'évolution d'une poussée aiguë de lombalgie".

Le Club Solutions Santé Nature l'explique d'ailleurs très bien dans sa newsletter dédiée à cette forme la plus courante du mal de dos. En voici quelques extraits utiles. N'hésitez pas à vous abonner à notre newsletter pour profiter de toutes les infos et de toutes les solutions naturelles, et vivre ainsi mieux et plus longtemps.

Lombalgie : 500 millions de galériens mal soignés, et moi, et moi, et moi...

JETEZ VOS ANTIDOULEURS ET BOUGEZ VOUS !

Chère lectrice, cher lecteur,

C'est une bombe qui vient d'être lancée. Une déflagration majeure, qui concerne plus d'un demi-milliard de personnes sur les cinq continents. Ce chiffre astronomique, c'est celui des victimes de lombalgie. 500 millions de galériens, et vous, et vous, et vous.

Tous convaincus d'être soignés comme il faut, alors qu'ils le sont souvent fort mal... voire pas du tout.

Cette bombe n'a pas été lâchée par n'importe qui, ni n'importe où : il s'agit en fait de deux copieux articles publiés en mars 2018 dans The Lancet, la prestigieuse revue médicale britannique.

Que révèlent ces articles ? Rien moins que les lombalgies sont traitées en dépit du bon sens. Conséquence effrayante : chaque année, ce sont plus de 60 millions d'années de vie en bonne santé qui sont perdues dans le monde, uniquement à cause de lombalgies mal ou pas soignées.

"Personne n'en mourait, mais tous étaient frappés"

Comme son nom l'indique, il s'agit d'une douleur (algos = douleur, en grec) qui frappe les vertèbres lombaires, c'est-à-dire le bas du dos. C'est la forme de mal de dos la plus courante et de loin : les spécialistes estiment que plus de 80 % d'entre nous ont souffert, souffrent ou souffriront un jour de lombalgie. Et ce nombre ne va pas en diminuant, loin de là !

Heureusement, cette mauvaise nouvelle s'accompagne d'une autre, nettement meilleure : les lombalgies sont le plus souvent sans gravité. Si on voulait paraphraser le bon La Fontaine et ses « Animaux malades de la peste », on pourrait écrire : "Personne n'en mourait, mais tous étaient frappés".

Il ne faut pas pour autant s'y résigner. D'autant que ces lombalgies peuvent se révéler très douloureuses, donc handicapantes. Les médecins en distinguent deux types : l'aiguë et la chronique.

- La lombalgie aiguë : c'est le classique lumbago, appelé autrefois « tour de reins » (et, en effet, c'est un bien sale tour qu'ils nous jouent, dans ces moments pénibles !). Il s'agit alors d'une douleur souvent intense, mais qui reste limitée dans le temps. Généralement, les lombalgies aiguës diminuent en intensité d'elles-mêmes, voire disparaissent en trois ou quatre semaines.

- La lombalgie chronique : Nous sommes là face à une douleur certes moins forte, mais qui va durer nettement plus longtemps : on considère qu'une lombalgie devient chronique lorsqu'elle perdure au-delà de trois mois. Heureusement, seules 5 à 8 % des lombalgies sont appelées à devenir chroniques.

En réalité, dans la majorité des cas, la lombalgie ne dure pas et n'a pas de conséquences sur la santé mais les récidives sont très fréquentes. À peu près un tiers des personnes verront leur lombalgie revenir dans l'année suivant sa disparition.

Un mal venu de nulle part (ou presque)

Mais qu'est-ce qui la fait apparaître ou réapparaître ? C'est l'un des points épineux de l'affaire, car, le plus souvent... on n'en sait rien !

Certes, une lombalgie peut naître suite à un geste ou un mouvement malheureux, comme soulever un objet très lourd d'une manière trop brusque.

Mais le plus souvent, la lombalgie commune apparaît sans cause identifiable avec certitude. La plupart d'entre nous s'en tirent avec la bonne vieille explication : "J'ai dû faire un faux mouvement". Ce qui n'explique rien du tout, car ce que l'on désigne sous ce nom est en réalité un mouvement que l'on a déjà fait mille fois, sans la moindre conséquence dans notre dos.

Ainsi, dans à peu près 9 cas sur 10, la lombalgie est dite non spécifique, ce qui signifie qu'aucune lésion majeure ne peut l'expliquer : elle peut aussi bien trouver son origine dans les disques qui séparent nos vertèbres, dans les vertèbres elles-mêmes ou encore dans les muscles. Chez les femmes, l'origine peut également être gynécologique.

Malheureusement, il est souvent difficile, voire impossible, de déterminer précisément l'origine du mal de dos. Surtout, s'il disparaît de lui-même au bout de quelques semaines. Résultat : en cas de récidive probable, vous n'êtes pas plus avancé que lors de la première crise (...).

Victimes de mauvais traitements

Si vous ressentez des douleurs dans le bas du dos et que vous allez consulter votre médecin généraliste, ou si vous vous rendez aux urgences les plus proches parce que la douleur est insoutenable, la suite de l'histoire est courue d'avance.

Le médecin ou l'urgentiste vous prescrira des antalgiques, le plus souvent opioïdes, vous enverra probablement passer une radio, voire un scanner ou une IRM, vous délivrera si besoin un arrêt de travail et vous recommandera, enfin, avec insistance, de rester le plus longtemps possible au repos complet. Dans certains cas, il vous enverra même directement chez le chirurgien.

Il aura alors tout faux !

Commençons par les antalgiques. Comme le souligne l'enquête publiée par The Lancet, leur effet positif est très limité, et pratiquement nul en cas de lombalgie non spécifique, c'est-à-dire dans la majorité des cas. Ils n'ont leur utilité que dans le cas d'une lombalgie aiguë (moins de 8 % du total, rappelons-le), pour soulager le malade durant la crise (...).

Vous pouvez reprendre une activité physique normale

(...) Enonçons d'emblée la règle d'or, qui va au rebours de toutes les idées reçues concernant la lombalgie : Contre le mal de dos, le meilleur remède c'est... de bouger.

Sauf bien sûr en cas de crise aiguë, il est primordial de ne pas interrompre son activité professionnelle (quitte à l'aménager durant quelques semaines), et de pratiquer une activité physique régulière. Car répétons cette vérité essentielle : il n'y a rien de pire pour le mal de dos que l'inactivité.

Bien évidemment, il ne s'agit pas non plus de se jeter à corps perdu dans n'importe quelle dépense d'énergie. Tout le monde comprendra aisément que des sports collectifs tels que foot, rugby ou handball sont déconseillés, en raison des contacts « musclés » qu'ils entraînent fatalement.

De même en va-t-il pour tous les sports de raquettes, tels le tennis ou le squash : le fait qu'on y sollicite toujours le même côté du corps crée des déséquilibres au niveau de la colonne vertébrale, ce qui, c'est logique, ne ferait qu'aggraver un mal de dos déjà existant.

Donc, d'une façon générale, on évitera tous les sports brusques.

Le but étant de renforcer votre musculature dorsale, seul moyen vraiment efficace et durable de lutter contre la lombalgie, mais de le faire tout en douceur, voilà les sports qu'il va vous falloir privilégier :

- La natation, sport doux par excellence, puisque votre corps est porté par l'eau. Mais à condition de privilégier le crawl et le dos crawlé de préférence à la brasse qui accentue votre cambrure et sollicite le dos plus brutalement.

- La marche, rapide ou plus tranquille, en veillant à ne pas trop allonger les foulées afin de limiter les torsions de la colonne. Et, si vous choisissez la randonnée, inutile de préciser que le sac à dos de 10 kg et plus est formellement déconseillé.

- Le vélo, recommandé en raison des étirements musculaires dorsaux qu'il implique. Mais, là encore, « pensez douceur ». Ce qui veut dire, évitez de traverser ravins et fondrières en VTT ! (...)

- La danse est également excellente parce qu'elle renforce le dos et l'assouplit à la fois, tout en optimisant le travail de la posture. C'est le thème que nous allons aborder maintenant.

Bonus

CINQ ALTERNATIVES NATURELLES CONTRE LE MAL DU SIÈCLE

Si la médecine traditionnelle ne parvient pas toujours à traiter efficacement les lombalgies, un certain nombre de médecines alternatives et de compléments sont en mesure de soulager ce mal de dos qui vous gâche la vie. Même les médecins sont de plus en plus nombreux à les recommander.

- La chiropratique. Il a été montré qu'en cas de lombalgie aiguë ou chronique, les manipulations de la colonne vertébrale sont efficaces pour lutter contre la douleur. Lorsqu'on y ajoute, en complément, un programme d'exercices bien ciblés, les résultats sont encore plus probants.

- L'ostéopathie. Cette méthode naturelle visant à équilibrer les structures internes du corps par un toucher très fin s'est révélée être plus efficace non seulement que les placebos mais aussi que les traitements classiques dans un certain nombre de cas. Ses effets antidouleur seraient également significatifs à moyen terme, c'est-à-dire se prolongeant au-delà de trois mois.

- La massothérapie. Dans la mesure où le massage aide à relâcher les tensions de vos muscles, mais aussi à améliorer votre circulation sanguine, il ne peut que vous seconder efficacement dans votre lutte contre la douleur lombalgique, surtout si vous êtes touché par une lombalgie chronique ou subaiguë.

- L'hydrothérapie. Différents essais cliniques ont montré que la balnéothérapie et les traitements en spa étaient tout à fait capables de lutter contre les douleurs dues aux lombalgies. Et la balnéo se révèle d'autant plus efficace que l'eau utilisée est plus riche en soufre. C'est particulièrement vrai pour la lombalgie chronique.

- L'acupuncture. De plus en plus utilisée pour lutter contre diverses sortes de douleur, cette technique chinoise millénaire stimulerait la production d'endorphines, ces neuropeptides connus pour leur pouvoir calmant... et antidouleur. Il faut toutefois signaler que l'acupuncture est plus efficace contre les lombalgies chroniques que contre leur version aiguë.

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